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Lancer ton ASBL (ou ONG) en Belgique : le guide vivant pour transformer ton idée en impact réel 🌱
Guide pratique : créer une ASBL/ONG en Belgique et financer son projet Un guide convivial pour transformer votre idée en action concrète, de la création à la recherche de financements. Réalisé par la CECA (Cercle des Entrepreneurs des Communautés Africaines)
DIASPORAPRODUCTIVITÉYOUTUBEGUIDE
CECA
10/27/202512 min read
Lancer ton ASBL (ou ONG) en Belgique : le guide vivant pour transformer ton idée en impact réel 🌱
Introduction – L’histoire de Sarah (et peut-être la tienne)
Sarah a 32 ans. Elle bosse en indépendante depuis quelques années, du coaching en insertion pro pour les jeunes qui galèrent. Et un jour, elle se fait cette réflexion simple :
“Si je veux vraiment aider ces jeunes, est-ce que je dois rester une entreprise… ou est-ce que je dois créer une ASBL ?”
Elle veut deux choses :
Avoir une structure crédible, à but social, qui peut recevoir des subsides et des dons.
Continuer à proposer du coaching pro, des masterclass payantes B2B, des ateliers en entreprise.
Bienvenue dans la réalité belge : tu peux faire les deux.
Tu peux créer une ASBL en Belgique pour porter ton projet social, structurer ton action, rassurer les partenaires publics… et en parallèle développer des activités plus “business” (coaching, formations pro, accompagnement sur mesure), tant que les bénéfices retournent dans l’objet social et ne sont pas distribués aux membres.
Ce qui suit est écrit pour les Sarah de Belgique. Pour toi.
1. Pourquoi créer une ASBL (ou ONG) en Belgique aujourd’hui ? 🤔
Spoiler : parce que c’est plus accessible que tu ne le crois.
Créer une ASBL en Belgique (Association Sans But Lucratif) est aujourd’hui beaucoup moins intimidant qu’on l’imagine.
Quelques réalités importantes :
Il suffit de deux personnes fondatrices, physiques ou morales (avant, c’était trois).
L’ASBL devient une personne juridique distincte de toi : elle peut ouvrir un compte bancaire, signer un contrat, louer un local. Tes biens perso ne sont pas directement engagés, sauf faute grave.
Le coût administratif pour constituer l’ASBL via dépôt électronique est d’environ 150 € (publication au Moniteur belge comprise).
Tu obtiens un numéro d’entreprise / BCE, donc tu existes officiellement.
En clair : tu arrêtes d’être “c’est mon projet perso” et tu deviens “nous sommes une structure légale, sérieuse, subventionnable”.
Avantages concrets
Avantage #1 : Crédibilité.
Quand tu vas voir une commune, une fondation ou un sponsor, dire “nous sommes une ASBL publiée au Moniteur Belge” n’a pas le même poids que “j’ai une idée”.
Avantage #2 : Accès aux financements publics et privés.
La plupart des subsides régionaux, communaux, ou fondations (ex : Fondation Roi Baudouin, CAP48, Innoviris) ciblent explicitement les ASBL ou ONG.
Avantage #3 : Séparation propre entre ta personne et ton projet.
Tu peux garder ton activité de coaching / consulting pro en ton nom (ou via une autre structure commerciale), et utiliser l’ASBL pour ton volet social, inclusion, jeunesse, éducation, climat, etc.
Inconvénients / réalités à accepter
Tu n’es pas là “pour faire du bénéfice pour toi”. Les bénéfices éventuels doivent servir l’objet social (recycler l’argent dans ta mission).
Il y a de l’administratif récurrent : assemblées générales, comptabilité (même simplifiée pour les petites ASBL), dépôt annuel de certains documents.
Tu deviens visible. Une ASBL est publiquement consultable (statuts, administrateurs). Ça professionnalise, mais ça t’expose aussi.
2. Les étapes concrètes pour créer ton ASBL en Belgique (sans paniquer) 🧩
Ici on va faire simple : imagine que toi et une cofondatrice êtes dans une cuisine, un dimanche soir, avec un laptop. Voici ce que vous faites.
Étape 1 : Nommer le projet 🔍
Vous choisissez le nom de l’ASBL (ex. “Impact Jeunes ASBL”), et vous définissez :
Le but désintéressé : “promouvoir l’inclusion socio-professionnelle des jeunes en difficulté”.
L’objet social : “organiser des ateliers de coaching emploi, du mentorat, des masterclass en entreprises partenaires, etc.”
Astuce : le “but” = la mission globale.
L’“objet social” = comment tu comptes t’y prendre concrètement. Les deux doivent apparaître clairement dans les statuts.
Étape 2 : Rédiger les statuts ✍️
Les statuts sont la charpente juridique de l’ASBL. On y met :
le nom et l’adresse du siège social,
le but désintéressé et l’objet,
qui décide quoi (Assemblée générale vs Conseil d’administration),
comment on nomme / remplace les administrateurs,
ce qu’on fait du patrimoine si l’ASBL ferme.
Tu peux rédiger ces statuts sous seing privé (document Word signé par les fondateurs) sans passer par notaire — le notaire n’est pas obligatoire pour une ASBL classique.
Par contre, fais-toi relire. Des structures comme Idéji, MonASBL.be ou La Cité des Associations proposent soit des modèles, soit des relectures juridiques à coût réduit ou gratuit selon ton profil.
💡 Bonne pratique
Copie-colle pas des statuts trouvés au hasard. Si tes statuts ne sont pas clairs, ça peut bloquer plus tard pour des subsides ou en cas de conflit interne.
Étape 3 : Désigner l’équipe de base 👥
Tu désignes les administrateurs (le “board”). Ce sont les gens responsables légalement de l’ASBL. Retient ceci : tu n’es pas obligé de mettre tout le monde administrateur. Mieux vaut 2-3 personnes fiables que 8 personnes “sympas mais absentes”.
Point positif : ça donne une gouvernance claire.
Point négatif : un administrateur a une responsabilité fiduciaire (il doit agir dans l’intérêt de l’ASBL, pas juste “prêter son nom”).
Étape 4 : Dépôt au greffe et publication au Moniteur Belge 🏛️
Tu déposes :
les statuts signés,
la liste des administrateurs,
l’acte constitutif,
au greffe du tribunal de l’entreprise du siège social.
Tu peux le faire en ligne via e-greffe. Le coût tourne autour de 150 € pour une publication électronique (légèrement plus si tu passes par le papier).
Une fois publié aux Annexes du Moniteur Belge, ton ASBL est officiellement née et reçoit son numéro d’entreprise (numéro BCE).
À partir de là :
tu peux ouvrir un compte bancaire au nom de l’ASBL,
tu peux signer des conventions,
tu peux introduire des demandes de subsides.
🎯 Objectif administratif atteint.
Étape 5 : Les formalités post-naissance 📂
Après la création officielle, pense à :
Déclaration UBO : déclarer les “bénéficiaires effectifs” (les administrateurs, les personnes qui contrôlent réellement l’ASBL) dans le registre UBO. C’est légalement obligatoire.
TVA (oui/non) : si ton ASBL vendra des services réguliers (formations facturées à des entreprises, par exemple), il te faudra probablement un numéro de TVA.
Comptabilité : même une petite ASBL doit tenir une compta, mais les petites ASBL ont droit à une comptabilité dite “simplifiée”, pas la grosse machine d’entreprise.
👉 Côté image : crée direct un adresse e-mail officielle, un petit site ou une page LinkedIn. Les financeurs aiment les ASBL qui ont l’air structurées et pas juste “un Gmail perso”.
3. Où trouver l’accompagnement en Belgique (et qui appeler pour ne pas perdre du temps) 🤝
Sarah, au début, a failli faire tout ça seule. Mauvaise idée. En fait, il existe des acteurs qui accompagnent les ASBL, parfois gratuitement, parfois en mode coaching subventionné.
1819 / hub.brussels (Région de Bruxelles-Capitale)
Le 1819 (hub.brussels) est connu pour aider les entrepreneurs, mais il a aussi des ressources pour les projets associatifs : guides pratiques, orientation juridique, contacts utiles pour l’économie sociale. C’est une bonne porte d’entrée si tu es à Bruxelles pour poser des questions du type “on commence comment ?”.
MonASBL.be
C’est LA base de ressources en ligne pour “comment gérer une ASBL en Belgique”.
Tu y trouves :
des fiches sur la création,
des explications sur les obligations légales,
des articles sur les subsides pour ASBL, les appels à projets ouverts,
des modèles de documents internes.
C’est aussi mis à jour sur les réformes (comptabilité, gouvernance, etc.).
👍 Positif : accessible 24/7, clair, très concret.
👎 Limite : c’est de l’info, pas du coaching humain → tu dois interpréter toi-même.
La Cité des Associations
La Cité des Associations (Bruxelles) propose un accompagnement 360° :
aide à la rédaction des statuts,
coaching administratif,
recherche de financements,
salles de réunion et parfois coworking associatif.
Ils proposent même des outils de gestion interne (membres, compta légère).
👍 Positif : tu n’es pas seul.
👎 Limite : géographiquement plus utile si tu agis sur Bruxelles / Wallonie francophone.
Crédal, SAW-B, Syneco
Ces structures accompagnent l’économie sociale : business plan social, modèle financier, gouvernance, viabilité économique.
Tu veux une ASBL qui ne meurt pas au bout de 6 mois ? Ces gens-là vont challenger ton modèle économique sans tuer ton idéal social.
👍 Positif : vision économique (très utile si tu veux vendre du coaching, des masterclass, etc.).
👎 Limite : parfois c’est payant après le premier diagnostic, mais souvent à tarif réduit grâce à des subsides.
ACODEV (si tu te positionnes “ONG internationale”)
Tu veux faire de la coopération au développement, de l’aide humanitaire, de l’impact dans un pays du Sud ? ACODEV est la fédération francophone des ONG belges. Elle t’aide à comprendre les exigences pour être reconnue comme organisation de la société civile et accéder à certains financements publics belges pour l’aide au développement.
👍 Positif : ils connaissent les règles de l’État belge pour les ONG “officielles”.
👎 Limite : c’est plus lourd administrativement. On est dans le sérieux diplomatique, pas dans le “on fait un atelier cuisine dans le quartier”.
4. Les subsides et financements : où trouver l’argent pour démarrer ? 💶
OK. L’ASBL existe. Maintenant, comment tu la fais vivre sans t’épuiser ?
Voici les grandes familles de financement d’ASBL en Belgique.
4.1 Les subsides publics (communes, Régions, FWB, etc.)
C’est le classique “appel à projets”.
Exemple réel :
Ta commune finance des actions “cohésion sociale dans les quartiers”.
Bruxelles Économie et Emploi lance un appel pour soutenir des projets d’emploi local, insertion socio-professionnelle, agriculture urbaine.
Innoviris soutient des projets innovants à Bruxelles (inclusion par la tech, santé digitale, etc.).
La Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) finance la culture, la jeunesse, l’éducation permanente, le sport (ADEPS), la cohésion sociale, etc.
💡 Bon réflexe : appelle le service Vie associative / Cohésion sociale de ta commune ou l’admin régionale compétente AVANT d’envoyer le dossier. Demande :
“Mon projet rentre-t-il dans vos priorités cette année ?”
“Il y a un cofinancement obligatoire ?”
“Quels documents sont bloquants si je les fournis pas ?”
Pourquoi ? Parce que parfois les subsides exigent d’avoir déjà un peu d’historique, une preuve d’activité, ou un cofinancement. Tu gagnes du temps si tu sais dès le départ si tu rentres dans la case ou pas.
4.2 Les fondations privées et appels à projets philanthropiques
Ici on parle de Capitaines comme :
Fondation Roi Baudouin (FRB/KBS) : multiplie les appels à projets thématiques (jeunesse, pauvreté, santé, patrimoine, inclusion…). Elle gère aussi des fonds créés par des donateurs privés, donc tu peux tomber sur un appel pile dans ton sujet.
CAP48 (RTBF) : financement de projets liés au handicap et à la jeunesse en difficulté, via un appel annuel.
Fondations d’entreprise (BNP Paribas Fortis Foundation, ENGIE Foundation, Fondation P&V, Cera, Fondation Reine Paola…) qui financent des projets sociaux, inclusion, jeunesse, précarité, environnement, etc.
Comment postuler efficacement :
Va sur le site de la fondation et lis les critères EXACTS. Chaque fondation a son “terrain de jeu”.
Rédige un dossier clair qui répond à ces critères, pas un dossier générique envoyé à tout le monde.
Mets des chiffres humains : “Nous accompagnons actuellement 27 jeunes NEET (ni emploi ni études), 18 femmes isolées, et nous visons 50 d’ici 12 mois.”
Explique l’impact concret du financement demandé (“10.000€ = 6 mois d’ateliers d’insertion pour 20 jeunes + 2 laptops reconditionnés chacun”).
C’est très émotionnel. Les fondations veulent visualiser l’impact humain.
4.3 Crowdfunding & dons 🎁
Le financement participatif (crowdfunding) n’est pas que pour les startups tech. Des plateformes belges et européennes (Growfunding, Ulule, etc.) permettent aux ASBL de lever des fonds pour un projet concret (ex : “financer un studio podcast pour donner la parole aux jeunes du quartier”).
Avantage : tu lèves de l’argent ET tu construis ta communauté.
Inconvénient : ça demande une vraie campagne de com (vidéo, réseaux sociaux, relances personnelles). Ce n’est pas passif.
4.4 Sponsoring local et mécénat
Va voir les PME locales, les indépendants du coin, ou même les clubs Rotary / Lions / Kiwanis. Beaucoup financent des projets associatifs de terrain, surtout si c’est local et concret (matériel pour un club de jeunes, rénovation d’un local, etc.). Souvent ces clubs préfèrent financer des petites ASBL visibles plutôt que de diluer leur don dans une grosse institution.
Astuce directe :
Prépare un mini “kit sponsor” en PDF de 2 pages :
Qui on est,
Ce qu’on fait,
Ce qu’on cherche (montant, matériel, prêt de salle…),
Comment on les remercie (logo, présence sur nos visuels, invitation à l’événement).
5. Monter un dossier de subside ou d’appel à projets qui passe 📝
C’est la partie qui fait peur à tout le monde. On la rend digeste.
Structure type d’un bon dossier
1. Le problème
Décris clairement le problème que tu adresses. Chiffres à l’appui si possible.
Ex : “À Bruxelles, le taux de chômage des jeunes reste particulièrement élevé dans certains quartiers fragilisés. Notre ASBL accompagne ces jeunes via des ateliers concrets d’employabilité et de confiance en soi.”
2. Ta solution
Explique le projet que tu proposes avec des mots simples.
Pas du jargon. Pas du blabla fumeux.
Dis ce que tu vas FAIRE.
3. Le public cible
Qui bénéficie ? Combien de personnes touchées ? À quelle fréquence ?
4. Les objectifs mesurables
Indique des résultats concrets que le bailleur peut visualiser :
“20 jeunes accompagnés sur 6 mois”
“10 femmes formées à l’auto-entrepreneuriat”
“Création de 1 potager collectif et distribution de 100 paniers solidaires”
5. Le budget
Montre comment tu utilises l’argent. Sois transparent.
Souvent, c’est ce qui rassure le financeur :
frais locaux,
matériel,
indemnités formateurs,
communication,
suivi administratif.
6. L’équipe
Présente les humains. Donne envie de te faire confiance.
Ex : “Sarah, 10 ans d’animation socio-pro. Lina, juriste en droit associatif. Moussa, spécialiste en insertion pour jeunes primo-arrivants.”
7. La continuité
Explique ce qui se passe après la subvention.
Les bailleurs publics / fondations privées adorent lire :
“Ce financement nous aide à lancer la phase pilote. Ensuite, nous assurerons la pérennité par un mix d’interventions financées par les écoles partenaires et par du mécénat entreprise.”
Ça veut dire : “Ce n’est pas un projet qui s’écroule le jour où vous arrêtez de payer.”
6. Les pièges à éviter (et les bonnes pratiques à adopter) ⚠️💡
Les pièges fréquents
Envoyer le même PDF à tout le monde. Mauvais. Les financeurs sentent quand tu ne t’adresses pas à eux.
Sous-estimer l’administratif. Certaines subventions exigent des rapports d’activités, des justificatifs de dépenses, etc. Prévoyez du temps pour ça.
Avoir une ASBL “vitrine vide”. Un financeur ne veut pas juste lire ta mission : il veut voir que tu fais déjà des choses. Même petites. Même pilotes.
Les bonnes pratiques
Commencer local. Ta commune, un club service local, une petite fondation locale → plus accessible que direct l’Europe.
Documenter tout. Photos de tes ateliers, témoignages, retours d’impact. Ça devient des preuves dans les prochains dossiers.
T’entourer. Des organismes comme Crédal, La Cité des Associations, MonASBL.be, ACODEV, ou hub.brussels / 1819 peuvent t’aider à cadrer ton dossier avant envoi.
Avoir un pitch humain. Quand tu appelles un service subside ou une fondation, ne lis pas un texte marketing. Raconte ce que tu fais, pourquoi tu le fais, pour qui tu le fais. Les gens financent les gens.
FAQ (questions fréquentes sur la création d’ASBL / ONG en Belgique) ❓
1. Est-ce que je dois être belge ou résider en Belgique pour créer une ASBL en Belgique ?
Tu dois pouvoir donner une adresse de siège social en Belgique, mais les fondateurs n’ont pas besoin d’être tous Belges.
2. Est-ce que créer une ASBL coûte cher ?
Non. Si tu gères toi-même les statuts et que tu déposes via e-greffe, compte environ 150 €.
Le notaire devient utile si tu veux une relecture ultra-sécurisée ou une structure plus complexe, mais ce n’est pas légalement imposé pour une ASBL de base.
3. Est-ce qu’une ASBL peut gagner de l’argent ?
Oui elle peut générer des revenus (formations, ateliers, événements payants), mais elle ne peut pas distribuer des bénéfices aux membres. Tout doit revenir dans l’objet social.
4. Qui peut subventionner mon ASBL ?
Ta commune, la Région (Bruxelles Économie et Emploi ; Innoviris pour l’innovation), la Fédération Wallonie-Bruxelles, des fondations comme la Fondation Roi Baudouin, ou encore des appels type CAP48.
5. On parle beaucoup de “dossier de subside”. C’est quoi le minimum à préparer ?
Pour faire sérieux, prépare toujours :
tes statuts publiés,
une description claire du projet,
un mini-bilan d’activités (même si c’est 2 ateliers test),
un budget prévisionnel.
Plus tu as ces éléments propres, plus on te prend au sérieux.
6. Est-ce que je peux me payer via mon ASBL ?
Oui, mais pas comme “dividende”. Tu peux être rémunéré en tant que travailleur indépendant/prestataire/freelance ou salarié de l’ASBL, si le travail est réel et justifié. C’est normal que l’ASBL rémunère des compétences (formateurs, coordinateurs, etc.).
Le tabou, c’est de verser des bénéfices juste “parce que c’est ton projet”. Ça, c’est interdit.
7. C’est quoi la différence entre ASBL et ONG ?
Dans la pratique belge, une ONG est souvent juridiquement… une ASBL, mais active en coopération internationale / développement. Certaines ONG obtiennent une reconnaissance officielle pour accéder à des financements publics internationaux (ex : via la Coopération belge), mais l’étape 1 reste : créer une ASBL solide.
8. Est-ce que j’ai besoin d’un comptable ?
Pas toujours au tout début. Les petites ASBL peuvent tenir une comptabilité simplifiée. Mais dès que tu demandes des subsides sérieux ou que tu commences à payer des gens, prends au moins un accompagnement (Crédal, La Boutique de Gestion, etc.) pour ne pas faire d’erreur.
Dernier mot (et appel à l’action) 🚀
Tu as maintenant une vision claire :
Comment créer une ASBL en Belgique (statuts, dépôt, publication, obligations).
Quels acteurs locaux peuvent t’épauler, gratuitement ou presque.
Comment cibler les bons subsides (commune, Région, fondations comme la Fondation Roi Baudouin, appels CAP48, etc.).
Comment préparer un dossier de financement crédible.
Maintenant, soyons honnêtes.
Tout ça, c’est puissant… mais ça fait beaucoup d’infos d’un coup.
Tu n’es pas obligé·e de le faire seul.
👉 Contacte la CECA dès maintenant.
La CECA (Cercle des Entrepreneurs des Communautés Africaines) accompagne les porteurs de projets en Belgique pour :
Rédiger leurs statuts sans erreur,
Structurer leur gouvernance,
Chercher les bons financements (subsides publics, fondations privées, crowdfunding),
Préparer des dossiers de subside solides qui donnent confiance aux financeurs.
💬 Message clair :
Tu as une cause. CECA t’aide à en faire une ASBL crédible et financée.
Écris à la CECA, présente ton idée (même brouillon), et fais le premier pas concret vers ton association. 🙌
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Tel: +32 492 96 39 89
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